Ce n’est que dans la vérité que l’amour resplendit et qu’il peut être vécu avec authenticité. La vérité est une lumière qui donne sens et valeur à l’amour (Caritas in Veritate n° 3)

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Près de 5000 Congolais demandeurs d’asile au Burundi suite aux conflits violent à l’Est de la RDC

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En provenance des rives du  lac Tanganyika, plus de 4500 Congolais  de l’Est de la RDC sont arrivés au Burundi depuis la nuit de ce mercredi fuyant les combats qui opposent les combattants Mai  Mai et les Forces Armés de la République Démocratique du Condo ( FARDC). Ces Congolais viennent demander pour s’abriter de ces Conflits.

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Les zones d’accueil  sont les diocèses riverains du lac Tanganyika  comme les diocèses de Bujumbura  et Bururi. Les communes de Nyanza lac et Rumonge dans le diocèse de Bururi sont les principales destinations de ces réfugiés.  Selon la  Caritas de Bururi , plus de 1500 d’entre eux ont été  accueillis dans la province de Makamba, diocèse de Bururi et seront acheminés dans le Camp de transit de Gitara qui avait été construit pour accueillir les rapatriés burundais en provenance de la Tanzanie. La province de Rumonge du même diocèse s’apprête à abriter plus de 2500 personnes qui sont déjà arrivées  depuis la soirée de mercredi le 24 janvier 2018.

Selon les informations que nous avons de la part du HCR qui est partenaire de Caritas Burundi , plus de 700 personnes sont aussi proches de Bujumbura et seront abrités dans le camp de Kajaja et Cishemere du diocèse de Bujumbura.

 Caritas Burundi s’occupe de la coordination des Caritas diocésaines et paroissiales pour accueillir ces réfugiés congolais  même si les conditions d’accueil laissent à désirer. Le Principal partenaire dans l’accueil est le HCR qui essaie de mobiliser des moyens pour aider ces réfugiés.

Ces réfugiés rentrent dans un contexte économique très difficile,  tous les acteurs sont mobilisés pour les accueillir les rapatriés burundais et  un contexte d’insécurité alimentaire et de misères dans certains ménagers est très remarquable. Malgré cette situation,  Caritas Burundi fait tout  pour contribuer à l’accueil des rapatriés.

Mise à jour le Vendredi, 26 Janvier 2018 05:00

ODDEDIM Caritas Muyinga renforce les Caritas paroissiales par des matchs de football

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Dans le but de renforcer les Caritas paroissiales, ODDEDIM Caritas Muyinga organise des matchs de football avec les équipes des paroisses des diocèses de Muyinga .Ces activités sportives sont organisées pour renforcer le réseau Caritas au niveau diocésain   

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ODDEDIM Caritas Muyinga a organisé jeudi le 18 janvier 2018  un match  de Football entre le personnel de Caritas Muyinga et  une équipe de la paroisse Ntenga .En jouant,  les deux équipes avaient l’objectif de transmettre la mission de Caritas dans les communautés. L’équipe de la paroisse a battu l’équipe de l’ODDEDIM Caritas Muyinga malgré que cette rencontre avait un objectif de renforcer les relations entre la Caritas paroissiale de Ntega  et l’ODDEDIM Caritas Muyinga.

Depuis quelques années, ODDEDIM Caritas Muyinga organise des matchs de football avec les équipes des paroisses,  le secrétaire exécutif  et les curés des paroisses en profitent pour présenter leurs discours aux équipes qui représentent les Communautés Ecclésiales de Base. Après ces matchs , ces deux équipes se sont rencontrées pour échanger sur les moyens de renforcer leurs amitiés afin  d’être capable de servir les plus vulnérables du diocèse de Muyinga.

Mise à jour le Lundi, 22 Janvier 2018 12:55

Au cours d’une visite des réfugiés Congolais au Burundi , les Évêques de la région de l’Afrique Centrale s’engagent à plaider pour eux

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En marge de la réunion du comité permanent de l’Association de la Conférence des Evêques de l’Afrique Centrale (ACEAC) qui se tient au Grand Séminaire Jean Paul II  de Gitega dans la deuxième ville du Burundi, les  Evêques de la région ont effectué une visite au près des réfugiés congolais qui se trouvent à l’est du Burundi dans le diocèse de Ruyigi.

Communiqué de l'ACEAC après la réunion au Grand séminaire Jean Paul II de GITEGA

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Malgré le désespoir et le désarroi  que vivent les réfugiés congolais dans le Camp de Bwagiriza  de la Province de Ruyigi dans le même diocèse, vendredi le 12 janvier 2018 était une journée extraordinaire. Ils étaient tous aux anges. Leurs pères évêques des différents diocèses  de l’Eglise Catholique de la République Démocratique du Congo étaient venus voir leurs brebis qui vivent des conditions déplorables  depuis plus de 20 ans.

« Nous répondons au message de notre Pape de partager le chemin avec les migrants et les réfugiés en  faisant le choix de venir ici dans le camp de Bwagiriza pour soutenir les réfugiés congolais qui vivent ici loin de leurs compatriotes. C, est la troisième visite que nous effectuons dans les camps des réfugiés après Mahama au Rwanda et au Congo. » a déclaré l’Evêque du Diocèse de Ruyigi dans  son message d’accueil.

11 évêques de la région de l’Afrique Central étaient présent à ce grand rendez-vous, trois du Burundi le pays hôte, trois du Rwanda et 6 de la RDC. Ces réfugiés avaient retrouvé une journée de joie avec leurs évêques. Une grande messe œcuménique  a été célébrée par Dieudonné Ulingi , Evêque du Diocèse de Bunia de la RDC. Dans un swahili congolais,  les chrétiens réfugiés entonnaient des champs avec une danse typiquement congo , une façon de revivre l’ambiance du Congo au Camp.

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Après la messe, les représentants des réfugiés ont pris la parole pour remercier ces Evêques de l’ACEAC et ont en même temps exprimé leurs sentiments. « Cette visite nous donne encore de la force et cela nous renforce comme réfugiés, nous nous sentons valorisés même si le monde ne nous a pas aimés .Nos compatriotes réfugiés se sentent délaissés et abandonnés. Nous espérons que nos pères qui ont fait ce déplacement vont continuer le plaidoyer à nos trois gouvernements pour stabiliser la région » a dit le représentant des réfugiés

Au nom de la Coordination des confessions religieuses du Camp Stéphane Mutabazi  a demande à ces Evêques d’organiser une conférence tripartite pour la paix dans les pays des Grands – Lacs. Une rencontre qui pourrait se tenir sous l’égide de la coordination épiscopale de la région pour identifier les causes réelles des conflits dans nos pays et la recherche des solutions concrètes  à y  apporter.

«  Il n’est pas normal que nos pays soient à la fois des lieux où les voisins en fuite se réfugient mais aussi où les nationaux se trouvent en détresse .Que cachent ces manigances ?  Beaucoup de nos concitoyens sont des chrétiens , de même que les gestionnaires dont vous êtes pères spirituels , influencez - les» a conclu ce représentant des confessions religieuses du Camp.

L’Evêque du Diocèse de Kabwayi au Rwanda , monseigneur Smaragde Mbonyintege en même temps , Président de l’ACEAC a prononcé au nom de la région un discours qui a réconforté ces réfugiés. « C’est triste de vous voir ici mais c’est aussi encourageant de vous voir avec cette joie et cette belle mélodie. C’est incroyable, il doit y avoir quelque chose derrière ça ; c’est la joie du christ. En venant ici nous répondons à l’appel du Pape de soutenir les migrants. Nous vous garantissons d’être vos portes paroles, nous allons parler pour vous , si vous allez mendier , nous allons mendier avec vous, si vous pleurez , nous allons pleurer avec vous. Nous allons partager la peine. C’est d’ailleurs la raison de notre visite ici. Nous savons que c’est dur de vivre loin de sa famille, loin de ses compatriotes », un message hautement applaudi par ces réfugiés. Le président de l’ACEAC a donné l’occasion au Coordinateur de la section migrant et réfugiés à Rome dans la région Afrique Abbé Lambert Taunamou qui a rappelé quatre verbes qui résument la campagne partager le chemin lancé par le Pape: Accueillir, Protéger, Promouvoir et Intégrer les réfugiés.

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Ces évêques Catholiques de la région ont du pain sur la planche car la zone est victime de beaucoup de turbulences qui engendrent beaucoup de déplacements. Ces réfugiés Banyamulenge vivent dans les camps du Burundi depuis bientôt 20 ans. Des enfants qui sont nés dans les Camps sont aujourd’hui des adultes et commencent à fonder leurs familles. Certains sont considérés dans ce  camp  comme des apatrides et sont à la recherche des pays d’accueil. Au moins plus de 50 000 Congolais vivent dans des différents Camp au Burundi. Il y a quelques mois l’ACEAC a visité le Camp de Mahama au Rwanda qui abrite plus de 50 milles burundais. Ils étaient porteurs du même message. «  Nous partageons le chemin comme vos pères »

Mise à jour le Dimanche, 21 Janvier 2018 09:41

Plus de 12 000 ménages de la province de Cankuzo dans le diocèse de Ruyigi affectés par des pluies mêlées de grêle

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C’était le  8 janvier 2018 à partir de 14 heures quand des pluies mêlées de grêle ont emporté des champs et maisons au centre urbain de Cankuzo et sur la colline de MUTERERO à l’est du Burundi dans le diocèse de Ruyigi. Les habitants de ces deux localités vivent le désarroi total.

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D’après les informations recueillies par SOPRAD Caritas Ruyigi, 12 840 ménages dont 12000 du centre de CANKUZO et 840 de la colline de Muterero ont été victimes de cette catastrophe, faisant en tout 12 840.7 maisons ont été détruites au centre de Cankuzo, y compris une annexe de l’hôpital de CANKUZO qui abrite un  Centre De Dépistage Volontaire(CDV). Les dossiers des patients et les registres ont été altérés.

Selon l’administration de Cankuzo, à peu près 800 tôles ont été mises à terre par le vent, laissant les habitants dans un désastre sans nom. Même les tôles qui sont restées sur les maisons ont été trouées par la grêle.

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Les champs de maïs, de maniocs, de patates douces, de haricots, de bananiers et de pomme de terre ont été endommagés. En tout état de cause , la population de ces deux collines n’aura rien comme récolte  au cours de cette saison culturale.

 Pire encore, les habitants de cette localité ne pourront pas avoir des semences pour la saison B si les âmes charitables ne leur viennent pas en aide. Pour le moment, ils ont besoins d’une assistance alimentaire pour leur survie.

Les ustensiles de cuisines ont été altérés par la grêle, et ceux dont les maisons ont été détruites dorment à la belle étoile et ont besoin des tôles pour la couverture de leurs maisons.

Dans les marais et bas-fonds, les champs de riz et d’autres cultures maraichères ont été emportés par des inondations.

Les enfants risquent d’avoir des maladies liées à la mauvaise alimentation parce que les champs légumiers ont été tous détruits.

Les autorités administratives, religieuses et la SOPRAD CARITAS RUYIGI lancent  un appel aux âmes charitables de venir en aide à cette population de CANKUZO dans le Diocèse de Ruyigi victime de cette tragédie pour qu’une assistance alimentaire soit une priorité afin de limiter les dégâts qui pourraient être causés par la disette en perspective.  

                                                                                                                                          

                                                                                                                                               Juvénal NDAYIZEYE

                                                                                                                                                P.F Communication,

                                                                                                                                                 SOPRAD-CARITAS RUYIGI

Mise à jour le Mercredi, 10 Janvier 2018 14:40

Plus de 12 000 rapatriés depuis le mois de septembre jusqu’au 31 décembre 2017

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Grâce au soutien financier du Haut Commissariat des Réfugiés (HRC) , Caritas Burundi contribue à l’accueil dans la dignité des rapatriés. L’opération  a commencé au mois de septembre jusqu’au 31 décembre 2017. En tout,  plus de 12800 ont été accueilli dans 4 centres établis au nord, à l’est, au Sud et à l’Ouest du pays.

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Presque toutes les personnes qui sont rentrées dans le pays provenaient de la Tanzanie dans les Camps de Nduta et Mutenderi. Les membres de Caritas Burundi à tous les niveaux ont été mobilisés pour contribuer à cette activité. Quatre Caritas diocésaines ont travaillé conjointement avec  la Caritas Nationale. Les centres d’accueil ont été installés dans les diocèses de Bururi, Bujumbura, Muyinga et Ruyigi. Caritas Burundi s’occupait  de la distribution des vivres et non vivres avec un transfert de cash aux rapatriés. Ces moyens ont été mobilisés par le HCR et le PAM. Les différents partenaires ont félicité Caritas Burundi pour avoir très actif pour contribuer auprès du gouvernement et d’autres partenaires.

 « Nous sommes très confiant à Caritas Burundi que l’accueil sera bien organisé vu l’engagement et la disponibilité de Caritas à Mabanda pour accueillir les rapatriés » a dit le chef de mission du Haut Commissariat des Réfugiés dans la province de Makanda lors d’un convoi. Pour le représentant du gouvernement,  c’est une bonne chose d’avoir des bons partenaires pour aider la réussite de cette opération.  Caritas Burundi,  le principal partenaire local a mise en place des équipes d’accueil dans toutes les diocèses qui sont impliqués dans l’accueil.

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La majorité des personnes qui sont rentrées   sont originaires des provinces Makamba , Rutana ,Ruyigi, Kirundo , Karuzi et Cibitoke des provinces qui sont affectées par une insécurité alimentaire selon plusieurs rapports . Malgré le kit de retour qu’ils ont bénéficié, la majorité de ces rapatriés n’ont pas de maison et certains d’entre eux sont des sans terres. Des cas des familles rentrés  sans référence ont été constatés surtout pour ceux qui sont nés en Tanzanie et qui ont fondés leurs familles dans les camps. Certains estiment que ce seraient mieux d’avoir des houes et des semences pour survivre juste après. De jeunes dames  de moins de 18 ans rentrent avec des enfants nés dans les  camps, ce qui risque d’aggraver la situation humanitaire  déjà précaire dans ces  provinces d’accueil. « Moi j’avais 15 ans et j’étais jeune fille , je me suis mariée avec un homme dans le camp et nous avons eu trois, mon ancien n’a pas voulu rentrer avec moi, il parait qu’il a une autre femme » nous a révélée une jeune dame qui rentre.

Caritas Burundi répond à l’appel du Saint Père, le Pape François qui a lancé en juin 2017 une campagne dénommée partager le chemin avec les migrants. Au Burundi, les déplacés internes et externes sont comptés en centaines de milliers et ceux-là rentrent dans la catégorie des plus vulnérables. 

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