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Distribution de l’assistance d’avril aux réfugiés : un soutien vital, mais encore insuffisant

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Depuis le 7 avril, une vaste opération de distribution de l’assistance mensuelle est en cours dans les camps de réfugiés de Busuma, Musenyi, Bwagiriza et Nyankanda. Cette intervention est mise en œuvre par le Programme Alimentaire Mondial (PAM), en partenariat avec Caritas Burundi, dans le but de répondre aux besoins essentiels des populations déplacées.

Sur le terrain, les modalités d’appui varient selon les sites. Dans le camp de Busuma, chaque bénéficiaire reçoit une allocation mensuelle de 38 000 francs burundais, destinée à couvrir les dépenses de base surtout l’alimentation. Dans les camps de Musenyi, Nyankanda et Bwagiriza, les réfugiés perçoivent quant à eux un montant de 30 000 francs burundais par personne, complété par une ration d’huile 562 gramme par individu et par mois.

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Si cette assistance constitue un soulagement indéniable pour les ménages, elle reste toutefois en deçà des besoins réels. La hausse continue des prix sur les marchés locaux fragilise davantage le pouvoir d’achat des réfugiés. « Cette assistance nous aide à survivre, mais elle ne suffit pas pour vivre dignement », témoignent certains  bénéficiaires rencontrés lors des distributions.

Dans ce contexte de précarité persistante, certaines tensions commencent à émerger au sein des camps. Des cas de vols sont signalés, traduisant le désespoir de certaines familles confrontées à un manque criant de ressources. Par ailleurs, quelques réfugiés prennent des risques importants en quittant clandestinement les camps pour retourner chez eux « Mieux vaut risquer les balles que mourir de faim », confie un réfugié, exacerbant le désespoir croissant au sein des communautés

Face à cette situation préoccupante, les réfugiés lancent un appel pressant à la communauté humanitaire pour une augmentation de l’assistance alimentaire et non alimentaire. Parmi les priorités évoquées figurent la reprise des distributions alimentaires, l’augmentation des allocations en espèces, ainsi qu’un appui accru en matière d’abris. En effet, de nombreuses familles vivent encore dans des conditions extrêmement précaires, certaines étant contraintes de s’entasser dans des huttes insuffisamment adaptées. Le besoin en couvertures se fait également ressentir, notamment en cette période marquée par des températures fraîches.

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Malgré les efforts constants des acteurs humanitaires, la situation dans les camps de réfugiés demeure fragile et appelle à une mobilisation accrue. Garantir des conditions de vie dignes à ces populations reste un impératif humanitaire urgent, nécessitant un engagement renforcé de l’ensemble des partenaires.



Santé mentale et relèvement économique : Caritas Burundi renforce les actions communautaires du projet « NI ABACU » – Phase II

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Dans le cadre de la mise en œuvre du projet Santé Mentale pour la Paix et le Développement Durable « NI ABACU » – Phase II, Caritas Burundi poursuit ses efforts pour accompagner les communautés vers une meilleure résilience psychosociale et économique. Du 30 mars au 2 avril 2026, une mission de travail a été organisée dans les diocèses de Gitega et de Bururi afin de renforcer la coordination des activités sur le terrain.

Au cœur de ce projet, deux approches complémentaires structurent l’intervention : les groupes de parole, qui offrent un espace d’écoute et de soutien psychosocial aux personnes affectées par des troubles mentaux, et les groupes AVEC (Associations Villageoises d’Épargne et de Crédit), qui favorisent leur relèvement économique et leur autonomisation.

Cette mission avait pour objectif principal de rencontrer les superviseurs locaux afin d’échanger sur la planification des prochaines activités, notamment l’organisation de focus groupes qui visent à identifier les besoins spécifiques des bénéficiaires et à harmoniser les outils de collecte de données, tant pour les groupes de parole que pour les AVEC.

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Le coordinateur du projet, Astère Nduwayo, a rappelé la vision globale du programme. Il a souligné que cette deuxième phase s’inscrit dans la continuité des actions menées précédemment, qui consistaient à assurer la prise en charge psychologique et médicale des personnes souffrant de troubles mentaux.

« Après leur guérison, ces personnes ont encore besoin d’un accompagnement pour retrouver leur place dans la société », a-t-il expliqué. Le projet intervient ainsi pour les aider à définir et à concrétiser des projets de vie, en leur offrant un appui sur une période de quatre ans, afin de favoriser leur autonomie et leur dignité.

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La mission a également été l’occasion de distribuer des outils de travail essentiels aux acteurs de terrain. Il s’agit notamment de cahiers de suivi pour les bénéficiaires, de registres pour les superviseurs collinaires ainsi que de documents destinés à la gestion des activités d’épargne et de crédit.

Au total, le projet couvre 200 collines réparties dans plusieurs diocèses : 62 à Bururi, 62 à Gitega, 62 à Ngozi et 14 quartiers à Bujumbura.

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Dans le diocèse de Gitega, le superviseur Joseph NZORUBARA s’est réjoui de la mise à disposition de ces outils. Il a rappelé que les animateurs communautaires avaient récemment bénéficié de formations et attendaient ce matériel pour mieux encadrer les groupes. « Ces outils vont nous permettre de suivre efficacement les activités d’épargne et de renforcer la gestion des groupes », a-t-il indiqué.

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De son côté, l’abbé Longin BIVUGIRE, Secrétaire exécutif de l’ODAG Caritas Gitega, a salué la pertinence du projet. Il a souligné que son institution, déjà engagée dans le domaine de la santé, prend en charge des patients souffrant de troubles mentaux. « Autrefois, après leur traitement, ces patients retournaient simplement dans leurs familles. Aujourd’hui, grâce au projet “NI ABACU”, un accompagnement supplémentaire est assuré pour soutenir leur réintégration socio-économique », a-t-il affirmé.


Cohésion sociale et réintégration : une nouvelle chance pour une mineure à Ngozi

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Le mercredi 25 mars 2026, une initiative marquante de réinsertion sociale s’est tenue sur la colline Kivoga, en commune Kiremba, dans la province de Butanyerera. Le BADEC-Caritas Ngozi y a accompagné la réintégration d’une mineure, Iteriteka Angéline, après huit mois passés à la Prison centrale pour femmes de Ngozi, sans contact avec sa famille.

Cette action s’inscrit dans le cadre du plan stratégique 2024-2030 de BADEC-Caritas Ngozi dont l’un des objectifs vise à renforcer la protection sociale et à soutenir les personnes vulnérables en situation d’urgence. La réinsertion socio-économique constitue en effet un levier essentiel pour redonner dignité et autonomie aux bénéficiaires.

Le processus de réintégration a mobilisé plusieurs acteurs. La direction de la prison a facilité la libération de la jeune fille en délivrant le billet d’élargissement. L’ONG Terres des Hommes a, quant à elle, contribué à son autonomisation en lui offrant un kit de démarrage composé d’une machine à coudre et de ses accessoires. De son côté, BADEC-Caritas Ngozi a assuré l’organisation logistique, notamment le transport et la communication, tout en impliquant la famille biologique et les autorités locales pour garantir un retour encadré et sécurisé.

La cérémonie de remise s’est déroulée au lieu-dit Kumubano, espace de rassemblement d’une Communauté Ecclésiale de Base. Parents et représentants de l’administration collinaires ont répondu présents à ce moment empreint d’émotion et d’espoir.

Dans son allocution, l’Abbé Adelin Ndayishimiye, Secrétaire exécutif du BADEC-Caritas Ngozi, a encouragé la jeune bénéficiaire à adopter un comportement responsable et à s’intégrer pleinement dans sa communauté. Il a également exhorté les autorités locales et la famille à l’accompagner dans cette nouvelle étape de vie, en veillant notamment à valoriser les compétences acquises en couture durant sa détention.

Cette réintégration illustre l’importance d’un accompagnement holistique des personnes vulnérables, combinant soutien social, encadrement communautaire et autonomisation économique. Elle témoigne aussi de la nécessité d’une synergie d’actions entre institutions publiques, organisations humanitaires et communautés locales pour bâtir une société plus inclusive et solidaire.

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L’action a été concrétisée par la signature des documents officiels de remise entre BADEC-Caritas Ngozi et la Direction de la PCF, d’une part, et par la signature du procès-verbal de remise de la mineure ITERITEKA Angéline entre BADEC-Caritas Ngozi, l’administration collinaire de Kivoga et ses parents, d’autre part.

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Nous vous invitons  à lire l'intégralité de la déclaration finale Coference  Caritas Africa Abidjan 2026 en cliquant sur le lien ici

http://www.caritas-burundi.org/images/bulletin/decla%20fin%20conf%20car%20afri%202026.pdf

Mise à jour le Mercredi, 25 Mars 2026 13:19

Bubanza : une mission stratégique pour renforcer la couverture vaccinale et lutter contre les maladies évitables par la vaccination.

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Dans le cadre de la mise en œuvre du projet visant à contribuer à l’amélioration de la couverture vaccinale et à la surveillance des maladies évitables par la vaccination (MEV) dans la province sanitaire de Bubanza, une mission de  supervision des activités a été organisée du 16 au 19 mars 2026  par Caritas Burundi  avec l’équipe du projet de BDD-Caritas Bubanza.

Cette initiative s’inscrit dans une dynamique de renforcement de l’efficacité des interventions sur le terrain. Elle vise à assurer une planification efficiente et une mise en œuvre harmonisée des activités prévues pour le septième trimestre (T7), tout en consolidant la coordination entre les différents acteurs impliqués dans le secteur de la  vaccination.

Au-delà de l’élaboration du plan opérationnel, cette mission constitue également une opportunité stratégique pour effectuer des descentes de supervision dans les centres de santé (CDS) identifiés comme prioritaires en raison de leur faible couverture vaccinale. Ces visites permettront d’analyser en profondeur les causes des contre-performances observées, d’identifier les principaux goulots d’étranglement et de proposer des mesures correctives adaptées afin d’améliorer les indicateurs de vaccination.

Les objectifs de cette mission étaient : de planifier de manière participative les activités du T7 avec l’équipe technique, d’examiner les progrès réalisés au cours du trimestre précédent (T6), d’identifier les priorités pour la nouvelle période, d’évaluer sur le terrain les causes des faibles couvertures vaccinales et de proposer des stratégies opérationnelles susceptibles de renforcer la performance du système vaccinal. La mission visait  également à consolider la collaboration entre les acteurs locaux, notamment Caritas Burundi, les agents de santé communautaires (ASC) et les  titulaires des centres de santé.

Sur le terrain, les constats révèlent toutefois des défis persistants. Dans les centres de santé de Muyebe (District de Bubanza) et de Murira (District de Mpanda), plusieurs facteurs entravent la bonne mise en œuvre des activités de vaccination. Les  titulaires des centres de santé  évoquent notamment la mobilité des familles vers d’autres localités de la province à la recherche de moyens de subsistance, entraînant ainsi des abandons dans le suivi vaccinal des enfants.

À cela s’ajoutent certaines perceptions erronées au sein des communautés vis-à-vis de la vaccination. Certains parents, constatant l’absence de maladies chez leurs enfants, interrompent prématurément le calendrier vaccinal. Par ailleurs, des considérations religieuses continuent d’influencer négativement l’adhésion à la vaccination, certains fidèles refusant les vaccins en raison de leurs croyances. Ceci se remarque surtout lors des campagnes de masse de vaccination. Face à ces défis, des initiatives sont en cours pour renforcer la sensibilisation communautaire. Les relais communautaires, formés par Caritas Burundi, intensifient leurs actions à travers des réunions locales et des visites à domicile afin d’encourager les parents à faire vacciner leurs enfants. « Nous multiplions les séances d’information pour convaincre les parents de l’importance de la vaccination », explique Oscar Manirakiza,  Président du Groupement des Agents de Santé Communautaire (GASC) au centre de santé de Muyebe.

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Cependant, d’autres contraintes subsistent, notamment le manque de personnel soignant dans certaines structures sanitaires, comme le souligne Adronis NIYONGERE Titulaire du centre de santé de Muyebe. De son côté, NDAYISENGA Evelyne, responsable du centre de santé de Murira dans le district de Mpanda, salue la collaboration avec Caritas, en particulier dans la formation des relais communautaires qui jouent un rôle clé dans la sensibilisation des populations et dans la récupération des cas d’abandons. Elle plaide néanmoins pour un renforcement des capacités du personnel infirmier, surtout lors de l’introduction de nouveaux vaccins.


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