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Gatumba : Caritas Burundi et ses partenaires mobilisent la communauté pour la prévention des inondations

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Le samedi 2 mai, Caritas Burundi, en collaboration avec l’ODDBU-Caritas Bujumbura et en partenariat avec Catholic Relief Services (CRS), a participé à une activité de travaux communautaires dans la Zone de Gatumba, Commune Ntahangwa. Cette initiative s’inscrit dans le cadre du projet « Préparation et réponse aux risques multiples »  visant à renforcer la résilience des populations face aux catastrophes naturelles.

Les équipes mobilisées ont procédé au nettoyage et au désensablement des routes fortement dégradées par les pluies abondantes qui affectent régulièrement cette localité. 

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Dans le prolongement de cette action, un important lot de matériels de base a été remis aux Comités Communautaires de Réduction des Risques et Catastrophes (CCRRC). Au total, neuf comités représentant les neuf quartiers de la Zone Gatumba ont bénéficié notamment de 117 houes, 117 pelles, 117 pioches, 18 brouettes, 18 pompes, 117 paires de bottes, 117 imperméables, 9 mégaphones, 18 coupe-coupe, 45 machettes, ainsi que 18 rouleaux cordes.

Selon le Chef de zone de Gatumba, ces travaux communautaires jouent un rôle essentiel dans la préservation d’un environnement sain et dans l’entretien des infrastructures collectives, en particulier les systèmes d’évacuation des eaux domestiques et pluviales. « Ils constituent également un cadre privilégié pour sensibiliser la population à la gestion des risques de catastrophes, notamment les inondations, et pour faciliter le dialogue avec les autorités et les partenaires » affirmait le chef de zone.

De son côté, l’Administrateur de la Commune Ntahangwa a salué l’engagement de Caritas Burundi, de l’ODDBU-Caritas Bujumbura et de CRS en faveur des habitants de la Zone Gatumba. Il a exhorté la population à faire bon usage des équipements reçus afin de prévenir efficacement les inondations récurrentes provoquées par le débordement de  la rivière Rusizi durant la saison pluvieuse. Il a, en outre, insisté sur la nécessité d’un accès équitable à ces outils, appelant les comités à les mettre à la disposition de tous les citoyens dans le besoin.

À travers cette initiative, Caritas Burundi et ses partenaires réaffirment leur engagement à accompagner les communautés locales dans la réduction des risques de catastrophes et la construction d’un environnement plus sûr et résilient.

Caritas Burundi renforce les capacités de son personnel sur les transferts monétaires et l’analyse du marché

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À l’heure où les crises humanitaires exigent des réponses plus rapides, plus efficaces et mieux adaptées aux réalités locales et dans une volonté d’améliorer l’efficacité de ses interventions humanitaires, Caritas Burundi a organisé une formation à l’intention de son personnel, axée sur les transferts monétaires et l’analyse du marché, deux approches désormais incontournables dans l’aide humanitaire moderne.

Du 27 au 30 avril 2026, le siège national de Caritas Burundi, à Bujumbura, a accueilli des participants venus des Caritas diocésaines ainsi que du secrétariat national. Pendant quatre jours, ces acteurs de terrain ont approfondi leurs connaissances, échangé leurs expériences et exploré des outils innovants visant à améliorer la qualité des interventions au profit des populations vulnérables.

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La formation a été animée par Madame Laura Phelan, Conseillère régionale Cash au sein du programme EMPOWER de Catholic Relief Services (CRS), experte mandatée pour accompagner la révision du dispositif et renforcer les capacités techniques des équipes.

« Donner aux personnes les moyens de choisir elles-mêmes ce dont elles ont besoin est une manière plus respectueuse et plus efficace d’intervenir, qu’il s’agisse d’argent liquide, de transferts via mobile money ou de coupons. Cette méthode s’adapte aux réalités du terrain tout en stimulant l’économie locale. En plaçant les bénéficiaires au centre des décisions, les transferts monétaires favorisent leur autonomie et renforcent leur dignité, tout en apportant une réponse plus flexible aux crises », a souligné Madame Laura Phelan, formatrice.

Cependant, pour que cette approche produise les effets escomptés, une condition essentielle doit être remplie : le bon fonctionnement des marchés locaux. A cet effet, il est important d’analyser le marché, l’outil clé pour évaluer la disponibilité des produits, surveiller les fluctuations des prix et anticiper les risques. « Une analyse rigoureuse du marché permet d’éviter des conséquences indésirables comme l’inflation ou les ruptures de stock», a expliqué la formatrice.

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À travers une combinaison d’exposés théoriques et d’exercices pratiques, les participants ont consolidé leurs compétences dans plusieurs domaines clés :

  • la conception des programmes de transferts monétaires adaptés ;
  • le choix des modalités de distribution les plus pertinentes ;
  • la gestion et la mitigation des risques ;
  • le suivi et l’évaluation des interventions.

L’acquisition de ces compétences vise garantira, sans doute, la réalisation des actions plus ciblées, plus efficientes et mieux alignées aux besoins réels des communautés.

Avec cette initiative, Caritas Burundi réaffirme sa volonté de s’aligner sur les standards internationaux de l’action humanitaire et d’adopter des approches innovantes, centrées sur les personnes. Dans un contexte marqué par la complexité croissante des crises, l’organisation fait le choix stratégique d’investir dans le renforcement des capacités de son personnel. Une démarche essentielle pour offrir des réponses plus pertinentes, durables et respectueuses de la dignité des populations accompagnées.

Soulignons que le programme EMPOWER CWARO vise à renforcer durablement les capacités humanitaires des organisations confessionnelles nationales ainsi que d’autres organisations locales stratégiques, afin qu’elles prennent le devant dans une dynamique de préparation et la réponse aux crises humanitaires.


BULLETIN TRIMESTRIEL JANVIER MARS 2026

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Chers partenais, nous vous invitons  à téléchargez notre bulletin et restez informés de nos actions sur le terrain  en cliquant sur le tritre lien ci-dessous 

https://drive.google.com/file/d/1ohC70x3yw3nP_0yNsI14rw6x95LP_FN8/view?usp=drive_link


Bururi : Caritas renforce les capacités des animateurs communautaires engagés dans la santé mentale

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Bururi, 9 avril 2026 – Dans le cadre de la mise en œuvre du projet « Santé mentale pour la paix et le développement durable au Burundi », la Caritas Bururi a organisé une mission de terrain dans les localités de Gitaza, Magara et Rumonge. Cette initiative s’inscrit dans une dynamique de suivi rapproché, d’accompagnement et de renforcement des capacités des acteurs communautaires œuvrant en faveur du bien-être psychosocial des populations.

Au cours de cette mission, le Superviseur du projet NABACU de Caritas Bururi a rencontré les huit animateurs communautaires actifs dans ces zones d’intervention, couvrant les communes de l’ancienne province de Rumonge. Ces échanges ont permis d’évaluer les activités déjà menées, d’identifier les principaux défis rencontrés sur le terrain et de consolider l’engagement des animateurs dans leur rôle essentiel de sensibilisation et d’accompagnement psychosocial

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Dans le but d’améliorer leurs conditions de travail, huit kits comprenant chacun un sac à dos, un registre, un parapluie et du matériel de bureau ont été remis aux animateurs. Ces équipements aideront à faciliter l’organisation des activités, à renforcer la collecte de données et à répondre aux contraintes logistiques auxquelles les animateurs sont régulièrement confrontés.

Les bénéficiaires n’ont pas caché leur satisfaction face à cet appui matériel. Ils ont exprimé leur profonde reconnaissance envers la Caritas Bururi pour ce geste qu’ils considèrent comme un facteur important dans l’accomplissement de leur mission. Leur gratitude s’est également étendue à la Caritas Burundi, saluée pour son engagement constant en faveur de la promotion de la santé mentale et du bien-être des communautés.

Les animateurs ont, par ailleurs, réaffirmé leur détermination à poursuivre leurs actions sur le terrain, convaincus que la santé mentale constitue un pilier essentiel de la cohésion sociale, de la paix et du développement durable.

Distribution de l’assistance d’avril aux réfugiés : un soutien vital, mais encore insuffisant

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Depuis le 7 avril, une vaste opération de distribution de l’assistance mensuelle est en cours dans les camps de réfugiés de Busuma, Musenyi, Bwagiriza et Nyankanda. Cette intervention est mise en œuvre par le Programme Alimentaire Mondial (PAM), en partenariat avec Caritas Burundi, dans le but de répondre aux besoins essentiels des populations déplacées.

Sur le terrain, les modalités d’appui varient selon les sites. Dans le camp de Busuma, chaque bénéficiaire reçoit une allocation mensuelle de 38 000 francs burundais, destinée à couvrir les dépenses de base surtout l’alimentation. Dans les camps de Musenyi, Nyankanda et Bwagiriza, les réfugiés perçoivent quant à eux un montant de 30 000 francs burundais par personne, complété par une ration d’huile 562 gramme par individu et par mois.

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Si cette assistance constitue un soulagement indéniable pour les ménages, elle reste toutefois en deçà des besoins réels. La hausse continue des prix sur les marchés locaux fragilise davantage le pouvoir d’achat des réfugiés. « Cette assistance nous aide à survivre, mais elle ne suffit pas pour vivre dignement », témoignent certains  bénéficiaires rencontrés lors des distributions.

Dans ce contexte de précarité persistante, certaines tensions commencent à émerger au sein des camps. Des cas de vols sont signalés, traduisant le désespoir de certaines familles confrontées à un manque criant de ressources. Par ailleurs, quelques réfugiés prennent des risques importants en quittant clandestinement les camps pour retourner chez eux « Mieux vaut risquer les balles que mourir de faim », confie un réfugié, exacerbant le désespoir croissant au sein des communautés

Face à cette situation préoccupante, les réfugiés lancent un appel pressant à la communauté humanitaire pour une augmentation de l’assistance alimentaire et non alimentaire. Parmi les priorités évoquées figurent la reprise des distributions alimentaires, l’augmentation des allocations en espèces, ainsi qu’un appui accru en matière d’abris. En effet, de nombreuses familles vivent encore dans des conditions extrêmement précaires, certaines étant contraintes de s’entasser dans des huttes insuffisamment adaptées. Le besoin en couvertures se fait également ressentir, notamment en cette période marquée par des températures fraîches.

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Malgré les efforts constants des acteurs humanitaires, la situation dans les camps de réfugiés demeure fragile et appelle à une mobilisation accrue. Garantir des conditions de vie dignes à ces populations reste un impératif humanitaire urgent, nécessitant un engagement renforcé de l’ensemble des partenaires.



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