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Burundi : le projet mVAM renforce les capacités des commerçants pour fiabiliser les données sur les prix alimentaires

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A travers la formation de 66 commerçants issus de 22 marchés de la province de Burunga, le projet mVAM entend améliorer la qualité des données collectées par téléphone pour mieux orienter les interventions humanitaires.

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Au Burundi, la fiabilité des données sur les prix des denrées alimentaires est essentielle pour analyser les marchés et orienter les interventions humanitaires. Dans cette perspective, le projet Mobile Vulnerability Analysis and Mapping (mVAM), initié par le Programme alimentaire mondial (PAM) en 2013 et lancé au Burundi à la mi-septembre 2016, poursuit sa huitième phase, couvrant la période du 1er mars 2025 au 31 décembre 2027.

Du 12 au 16 octobre 2026, une formation a été organisée dans la province de Burunga à l’intention de 66 commerçants issus de 22 marchés, soit trois informateurs clés par marché. L’activité a également réuni 14 secrétaires communaux de la Croix-Rouge du Burundi (CRB) et cinq commissaires des marchés représentant les cinq sites de rencontre.

Animée par l’équipe du projet, la formation cherchait à renforcer les compétences des participants en matière de collecte téléphonique des prix, d’exactitude des informations transmises et d’harmonisation des unités de mesure.

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Les séances ont porté sur l’estimation du poids des produits vendus en tas, tels que les patates douces, les bananes et les tomates, ainsi que sur l’évaluation du volume des liquides commercialisés dans des contenants de 1,5 litre, communément appelés « kinju ». Des exercices pratiques ont permis aux participants de mieux convertir les quantités en kilogrammes ou en litres afin de rendre les données comparables d’un marché à l’autre.

Les échanges ont également souligné les conséquences des données inexactes sur l’analyse de la situation alimentaire et la pertinence des réponses apportées aux populations vulnérables. A cette occasion, les commerçants ont réaffirmé leur volonté de renforcer leur collaboration avec l’équipe de Caritas chargée du suivi, tout en demandant des téléphones dotés de batteries suffisamment autonomes pour faciliter les contacts et assurer la continuité de la collecte

BULLETIN TRIMESTRIEL JUILLET -SEPTEMBRE 2026

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Bonjour à tous,

Nous vous invitons à cliquer sur le lien ci-dessous afin de consulter le bulletin trimestriel de Caritas Burundi ; periode de juillet à septembre 2026.

Bonne lecture à tous 

https://drive.google.com/file/d/17-mt2Vhy7eBQu8gg3IkRm0Qcazlls4RN/view?usp=sharing


Caritas Burundi renforce la coordination et le partage d’informations entre les chargés de communication de son réseau.

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Un atelier d’échange d’expériences pour améliorer la circulation de l’information, valoriser les réalisations sur le terrain et renforcer la visibilité des actions de Caritas Burundi.


Dans le souci de renforcer la communication au sein de son réseau, Caritas Burundi a organisé un atelier d’échange d’expériences à l’intention des chargés et points focaux de communication des Caritas diocésaines. Cette rencontre cherchait à promouvoir une meilleure coordination de la communication interne et externe, tout en favorisant le partage régulier d’informations sur les réalisations et les interventions menées auprès des communautés bénéficiaires.

Cet atelier a constitué un cadre de réflexion et d’apprentissage mutuel permettant aux participants d’identifier les défis liés à la collecte, au traitement et à la diffusion de l’information, mais aussi de proposer des mécanismes concrets pour améliorer la communication au sein du réseau Caritas Burundi.

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Au cours des échanges, la Chargée de la Communication et Mobilisation des Ressources et facilitatrice a souligné le rôle central du point focal communication dans la valorisation des actions réalisées par chaque Caritas diocésaine. En effet, celui-ci constitue un relais essentiel entre sa Caritas diocésaine et le niveau national. Il contribue à collecter, vérifier, documenter et transmettre les informations relatives aux activités menées sur le terrain.

Grâce à ce travail, les réalisations des différentes Caritas diocésaines pourront être mieux connues, partagées et valorisées auprès des communautés, des partenaires, des donateurs et du grand public.

Les participants ont également insisté sur l’importance de coordonner les actions de communication afin de garantir la cohérence des messages diffusés, d’éviter les contradictions et de renforcer l’image institutionnelle de Caritas Burundi.

Les échanges ont également mis en évidence plusieurs défis auxquels sont confrontés les points focaux communication, à savoir l’insuffisance des moyens matériels et techniques, ainsi que la nécessité de renforcer continuellement leurs compétences.

A cet effet, les participants ont recommandé de poursuivre le renforcement des capacités des chargés de communication, y compris ceux qui avaient déjà bénéficié de formations, afin de consolider leurs acquis et de les adapter aux nouvelles exigences du métier. Ils ont également plaidé pour la mise à disposition d’équipements et d’outils de communication modernes, susceptibles de faciliter la collecte et la transmission des informations dans des délais raisonnables, avec davantage de précision et de qualité.

A l’issue des échanges, les participants ont convenu de mettre en place des mécanismes pratiques pour rendre le partage d’informations plus régulier et plus efficace au sein du réseau Caritas Burundi.

Parmi les principaux engagements retenus figurent :

  • La régularité de la production d’informations : chaque point focal communication diocésain s’engage à transmettre, chaque mois, au moins deux articles portant sur les activités et les réalisations de sa Caritas diocésaine.
  • L’organisation de réunions virtuelles mensuelles : les points focaux ont proposé de tenir des réunions en ligne une fois par mois afin de partager les informations, d’échanger sur les expériences et les bonnes pratiques, et de renforcer la collaboration entre les membres du réseau.
  • L’amélioration de la coordination : renforcer les relations entre les points focaux diocésains et le niveau national afin d’assurer une remontée régulière des informations et une meilleure valorisation des interventions sur le terrain.




COHERENCE : cinq années pour renforcer la résilience des communautés rurales de Rutana et Ruyigi

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A quelques mois de la clôture du programme COHERENCE, mis en œuvre de janvier 2022 à décembre 2026, Caritas Belgique, en partenariat avec Caritas Burundi, SOPRAD-Caritas Ruyigi et ODECO-Caritas Rutana a organisé, du 22 au 24 septembre 2026, la dernière réunion de son comité de pilotage à Rutana. Cette rencontre a constitué un moment clé pour dresser le bilan de cinq années d’intervention, analyser les résultats obtenus, partager les expériences acquises et capitaliser les principaux enseignements. Ces acquis devraient contribuer à orienter les futures interventions en faveur du renforcement de la résilience et de l’amélioration des conditions de vie des communautés rurales.

Intervenant dans les ex communes de Giharo (5 collines) et Mpinga-Kayove (5 collines) actuelle commune de Musongati, dans la province de Burunga, et dans l’ex commune de Gisuru (8 collines), actuelle commune de Gisuru, dans la province de Buhumuza, le programme COHERENCE a placé la résilience des communautés au cœur de son action. Son objectif est de permettre aux communautés rurales de mieux faire face aux crises économiques, politiques, environnementales et humanitaires, tout en offrant aux personnes les plus vulnérables, particulièrement les femmes et les jeunes, des possibilités d’améliorer leurs conditions de vie et de construire leur avenir.

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Pour y parvenir, le programme s’est appuyé sur l’approche du « Triple Nexus », reliant trois dimensions essentielles : la cohésion sociale, le relèvement socioéconomique et la réduction des risques de catastrophe, avec les résultats de résilience socio-économique (EFICC, ASSEC, Entrepreneuriat), exercice et défense des droits, Protection de l’environnement, gestion communautaire de réduction des risques de catastrophes et Apprentissage et renforcement des capacités des partenaires.

Cette approche a permis de renforcer les capacités des leaders communautaires en matière de gestion pacifique des conflits, de communication non violente, de gestion des rumeurs, de pardon et de réconciliation, de lutte contre les violences basées sur le genre et de bonne gouvernance.

Comme l’a indiqué le responsable des programmes de SOPRAD Caritas Ruyigi lors de sa présentation, les résultats témoignent de l’ampleur de l’intervention. ODECO Caritas Rutana a accompagné 1 028 ménages agricoles, tandis que SOPRAD Caritas Ruyigi en a accompagné 1 000. Le programme a également soutenu 11 semenciers, 200 Associations d’Épargne et de Crédit Cumulés (ASSEC) et 26 micro-entrepreneurs. Ces mécanismes ont contribué à diversifier les sources de revenus et à renforcer les capacités économiques des ménages.

La deuxième journée a été consacrée à une visite d’une association GGF et SILC de  la colline de Rutoke. Pour l’association d’épargne et crédit les participants ont découvert des initiatives développées par des membres des associations accompagnées par le programme. A travers les dispositifs d’épargne et de crédit, des bénéficiaires ont pu investir dans des activités génératrices de revenus, acquérir des terres agricoles, améliorer leurs pratiques agricoles et contribuer à la scolarisation de leurs enfants. Pour  l’association GGF, les bénéficiaires ont également participé à la multiplication des arbres et à la reforestation d’une superficie de 10 hectares, contribuant ainsi à la protection des terres et au renforcement de la résilience environnementale.

Ces témoignages montrent l’importance d’un accompagnement qui ne se limite pas à une aide ponctuelle, mais qui permet aux bénéficiaires de développer progressivement leur autonomie économique.

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Pour le chef de mission pays de Caritas Belgique, la dernière réunion du comité de pilotage a été une occasion de revenir sur les acquis, les défis et les enseignements tirés de cinq années de mise en œuvre. « Cette rencontre nous permet de regarder le chemin parcouru, mais surtout de capitaliser les expériences qui pourront être adaptées et reproduites dans de futures interventions au bénéfice des communautés rurales », a-t-il souligné.

La dernière journée de la mission a permis aux participants de faire un examen conjoint des actions à mettre en œuvre afin d’assurer la continuité des activités du programme. Les participants ont insisté sur le renforcement du partage d’informations entre les responsables du programme et les autorités administratives, la planification conjointe des activités et la coordination des interventions.

Gatumba : 4 500 élèves issus des ménages affectés par les inondations bénéficient de kits scolaires et d’uniforme grâce au programme REPAIR

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Du 21 au 24 septembre 2026, dans la zone de Gatumba, commune Ntahangwa, province de Bujumbura, la rentrée scolaire 2026-2027 a été accompagnée d’une action destinée à soutenir les enfants dont les familles ont été durement affectées par les inondations. Au total, 4 500 élèves des neuf quartiers de la zone de Gatumba ont bénéficié de kits scolaires et d’uniforme afin de leur permettre d’aborder la nouvelle année scolaire dans de meilleures conditions.

Selon Fridolin Kwizera, point focal de l’African Risk Capacity au Burundi, cette assistance a été apportée au titre du Programme Régional de Réponse aux Urgences et d’Accès à une Reprise Inclusive (REPAIR), mis en œuvre au Burundi à travers le Ministère des Finances, du Budget et de l’Économie Numérique.

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L’intervention a démarré le vendredi 11 septembre 2026 à Gatumba par la validation publique des listes des élèves retenus. Menée par Caritas Burundi avec l’appui des autorités locales et de la Caritas paroissiale de Gatumba, l’opération a couvert les neuf quartiers de la zone, afin de s’assurer que l’assistance parvienne aux élèves effectivement touchés par les inondations.

Lors de la distribution, l’Abbé Bernard CUBWA, Secrétaire Général de Caritas Burundi, a souligné l’importance de cette assistance pour les familles touchées par les inondations. « Les inondations qui ont affecté la zone de Gatumba ont entraîné d’importantes difficultés pour de nombreux ménages en matière de logement, de moyens de subsistance et d’accès aux services essentiels. Pour les familles touchées, les dépenses liées à la rentrée scolaire peuvent constituer une charge supplémentaire. » A-t-il déclaré. Il a également relevé que l’appui en kits scolaires constitue une réponse concrète permettant de réduire les difficultés rencontrées par les ménages affectés et de favoriser la continuité de la scolarité des enfants. Il faut cependant noter que 6030 enfants ont été enregistrés et que cette distribution n’a couvert que 4500. Nous demandons aux autres partenaires de voir selon leur possibilité comment couvrir ces 1530 enfants qui n’ont pas pu bénéficier de l’appui comme les autres.


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