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Visite du Nonce apostolique au camp de réfugiés de Busuma : un message de solidarité, de justice et d’espérance

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Le camp de réfugiés de Busuma, dans la province de Buhumuza, a accueilli une visite de haute portée symbolique et pastorale samedi le 31 janvier 2026. Le Nonce apostolique, représentant du Saint-Père, est arrivé dans ce camp pour témoigner de la proximité de l’Église catholique envers les réfugiés congolais vivant au Burundi.

Un mot de bienvenue et un appel à l’amélioration des conditions de vie.

Dans son allocution de bienvenue, l’Évêque du Diocèse catholique de Ruyigi a salué la présence des autorités, des partenaires humanitaires et des réfugiés. Il a exprimé son souhait de voir les conditions de vie s’améliorer au sein du camp, tout en formulant l’espoir que la paix revienne en République Démocratique du Congo, afin de permettre aux réfugiés de retourner un jour dans leur pays. Il a également remercié l’ensemble des partenaires pour leur appui constant.

Une célébration eucharistique marquée par un message fort sur la justice.

La visite a été marquée par la célébration de la messe, présidée par le Nonce apostolique, à l’occasion de la fête de saint Jean Bosco, figure emblématique de la solidarité envers les jeunes pauvres et abandonnés. Le Nonce a invité les fidèles à confier leurs intentions à ce saint, connu pour son engagement auprès des plus vulnérables.

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Dans son homélie, il est revenu sur la première lecture biblique évoquant le drame du roi David et d’Urie. Il a souligné les abus de pouvoir, hier comme aujourd’hui, qui détruisent des familles, des vies et même des nations. Faisant un parallélisme avec la situation des réfugiés, il a rappelé que de nombreux enfants innocents vivent une injustice similaire, contraints de fuir leur pays sans en comprendre les raisons. « Devant Dieu, rien n’est caché », a-t-il insisté, appelant les responsables des injustices à se repentir à l’instar de David.

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Prenant la parole, le Chef d’antenne ONPRA, zone Est dont est administré du camp de Busuma, a souhaité la bienvenue au Nonce apostolique et aux partenaires. Il a présenté les chiffres clés du site, qui s’étend sur 126,6 hectares et accueille 65 277 réfugiés, répartis dans 13 700 ménages.

Il a ensuite mis en lumière les principaux défis auxquels le camp fait face, notamment :

  • le manque d’eau potable ;
  • l’insuffisance d’abris ;
  • le manque de briquettes de cuisson ;
  • l’insuffisance de douches et de latrines ;
  • l’insuffisance de nourriture ;
  • le manque de médicaments.

Il a conclu en remerciant l’ensemble des partenaires qui ont porté leur soutien à nos frères et sœurs réfugiés congolais.

Les réfugiés lancent un appel à la communauté internationale.

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Au nom des réfugiés, leur représentant a salué la présence du Nonce apostolique, qualifiée « d’honneur et d’encouragement ». Il a rappelé la mission du Nonce : porter la voix du Pape, écouter les réalités locales et servir de pont entre les communautés et le Saint-Siège.

Il a lancé un appel pressant à la communauté internationale, en faveur d’un soutien accru aux réfugiés, en particulier aux femmes et aux enfants, afin de répondre à leurs besoins essentiels. Tout en remerciant le Burundi, pays hôte, pour son accueil généreux, il a souligné que le pays ne peut, à lui seul, faire face à l’ampleur des besoins. Il a insisté sur l’insuffisance de nourriture, l’accès limité aux soins de santé, le manque d’eau potable et de vêtements.

Reconnaissance du HCR et des autorités locales.

Le représentant du HCR a exprimé sa profonde gratitude au Gouvernement du Burundi pour son accueil exemplaire des réfugiés, notamment par la mise à disposition du site et la mobilisation des communautés locales. Il a également salué la solidarité de la population hôte, qui a partagé le peu qu’elle possédait dès l’arrivée des réfugiés congolais, avant même l’intervention humanitaire.

Représentant le Gouverneur de la province de Buhumuza, son conseiller Chargé des questions économiques et de développement a transmis la reconnaissance des autorités provinciales au Saint-Père, le Pape Léon XIV, pour l’envoi de son représentant. Il a encouragé les réfugiés en leur rappelant qu’ils ne sont pas seuls, malgré les violences subies, et que l’administration reste engagée à les accompagner vers la reconstruction de leur vie et de leur dignité, dans l’espoir d’un retour paisible en RDC.

La proximité de l’Église catholique réaffirmée

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S’exprimant au nom de la Conférence des Évêques Catholiques du Burundi (CECAB), Monseigneur Bonaventure NAHIMANA, l’Archevêque de Gitega a souligné la proximité de l’Église catholique du Burundi et de l’Église universelle envers les réfugiés.
« Nous vous avons accueillis comme des frères et sœurs, pour partager le peu que nous avons », a-t-il déclaré, appelant à la prière pour la paix dans la sous-région et dans le monde.

Un geste concret de solidarité de l’Église.

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Avant que son Excellence Monseigneur le Nonce apostolique ne clôture les discours, l’Abbé Bernard Cubwa, Secrétaire Général de Caritas Burundi, a annoncé un important don de l’Église catholique, en collaboration avec la Fraternité Monseigneur Courtney de la Nonciature apostolique de Bujumbura, pour manifester la proximité du Pape envers les plus vulnérables.

Ce don était composé de :

  • 160 sacs de 25 kg de farine de maïs ;
  • 35 sacs de 100 kg de farine de manioc ;
  • 33 sacs de farine pour bouillie ;
  • 80 cartons de biscuits pour enfants ;
  • 210 cartons de serviettes hygiéniques destinées aux filles et femmes de 14 à 49 ans.

En réponse aux besoins exprimés, il a également annoncé la construction de trois complexes de toilettes au sein du camp.






Mise à jour le Mardi, 03 Février 2026 08:43

Des réfugiés Congolais du Site de Musenyi reconnaissants, mais confrontés à des défis persistants

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Sur le site de Musenyi, les réfugiés expriment leur reconnaissance pour l’assistance humanitaire fournie par Caritas et ses partenaires, qu’ils considèrent comme indispensable à leur survie quotidienne. Les bénéficiaires se disent globalement satisfaits de la qualité de l’aide reçue, notamment les vivres, la bouillie nutritionnelle et les savons, qui contribuent à l’amélioration de leurs conditions de vie et de leur hygiène.

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« Nous remercions Caritas et les autres partenaires pour cette assistance. Sans ce soutien, la vie serait encore plus difficile », témoigne Gertrude Ange KAYINDA 38 ans, mère de 4 enfants rencontré sur le site.

Cependant, plusieurs bénéficiaires indiquent que les quantités distribuées restent insuffisantes face à la taille des ménages et à la durée du mois. Faute de ressources suffisantes, de nombreux ménages déclarent ne manger qu’un seul repas par jour, une situation qui affecte particulièrement les enfants, les femmes enceintes et les personnes vulnérables. Les réfugiés plaident ainsi pour une augmentation des rations alimentaires et des produits de première nécessité afin de mieux couvrir leurs besoins essentiels.

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En matière d’hygiène, bien que les savons distribués soient appréciés, les bénéficiaires signalent qu’ils ne couvrent pas les besoins pour l’ensemble du mois. Cette insuffisance limite les efforts de maintien de la propreté et accroît les risques sanitaires, notamment dans un contexte de forte surpopulation.

En matière d’hygiène, bien que les savons distribués soient appréciés, les bénéficiaires signalent qu’ils ne couvrent pas les besoins pour l’ensemble du mois. Cette insuffisance limite les efforts de maintien de la propreté et accroît les risques sanitaires, notamment dans un contexte de forte surpopulation.

Les réfugiés attirent également l’attention sur des défis spécifiques liés à l’hygiène menstruelle. Certaines filles et femmes rapportent ne pas avoir accès à des protections hygiéniques adéquates et se voient contraintes d’utiliser leurs vêtements pendant la période des menstruations, une pratique qui expose à des risques pour la santé, à l’inconfort et à la stigmatisation.

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Au-delà des besoins matériels, les bénéficiaires soulignent des problématiques sociales préoccupantes au sein des communautés. Des cas de violences conjugales, souvent liés à la consommation excessive d’alcool, sont signalés. « Certains hommes frappent leurs femmes lorsqu’ils sont ivres », confie une femme réfugiée sous couvert de l’anonymat.

Des situations plus graves sont également évoquées, notamment des violences sexuelles à l’encontre des filles, ainsi que des femmes contraintes de recourir à des pratiques à risque pour subvenir aux besoins alimentaires de leurs familles. La précarité extrême fragilise les ménages et exacerbe les tensions sociales.

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Par ailleurs, plusieurs réfugiés expriment des réserves concernant l’assistance en cash, qu’ils estiment parfois source de conflits conjugaux. Selon eux, le montant alloué ne permet pas de couvrir les besoins d’un mois entier et peut engendrer des disputes au sein des foyers. « Le cash ne suffit pas et provoque souvent des problèmes dans les familles », explique Innocent POPOLE  père de 4 enfants.

Cette vulnérabilité prolongée entraîne également des cas de séparation et de divorce, conséquence directe des conditions de vie difficiles et du stress permanent.

Tout en réaffirmant leur gratitude envers Caritas et ses partenaires, les réfugiés appellent à une adaptation de l’assistance, combinant le renforcement des quantités distribuées, l’amélioration de l’accès aux articles d’hygiène (y compris les protections menstruelles), un accompagnement psychosocial et des actions de prévention contre les violences, afin de préserver la dignité humaine et de renforcer la cohésion sociale au sein des communautés.


Rapport de Situation janvier 2026

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Chers Partenaires,nous vous invitons  à faire connaissance du rapport de situation relatif à l'afflux massif des refugiés congolais au Burundi

Rapport de Situation

BULLETIN TRIMESTRIEL CTOBRE DECEMBRE 2025

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Chers partenaires/chers collegues

Nous avons le plaisir de vous informer que  le Bulletin d'information octobre décembre est desormais en ligne. Nous vous invitons à cliquer sur le titre ci-dessous:

BULLETI D'INFORMATIONS OCTOBRE DECEMBRE 2025

Mise à jour le Mardi, 13 Janvier 2026 07:49

À la veille de la célébration du Nouvel An, un geste de solidarité et de compassion est venu redonner espoir aux réfugiés congolais, leur rappelant qu’ils ne sont pas oubliés en cette période symbolique de renouveau et d’espérance

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Les réfugiés congolais du camp de Busuma, situé à Bweru, dans la commune Ruyigi en province de Buhumuza, ont bénéficié d’une importante assistance humanitaire de Caritas Burundi, visant à améliorer leurs conditions de vie, à préserver leur dignité et à renforcer leur résilience au quotidien.

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Cette aide, destinée à répondre aux besoins essentiels des ménages réfugiés, comprend 87 000 savons, 10 249 kg de bouillie fortifiée, 14.5 tonnes de farine porridge, 3 625 seaux de 20 litres, ainsi que 5 000 serviettes hygiéniques destinées aux femmes et aux filles en âge de procréation. Ces articles de première nécessité permettront de renforcer l’hygiène, d’améliorer l’alimentation et de réduire les risques sanitaires au sein du camp

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Le don a été rendu possible grâce à l’appui de Catholic Relief Services (CRS) et de Caritas International Belgique, partenaires engagés aux côtés de Caritas Burundi dans la réponse humanitaire en faveur des populations déplacées. Cette assistance contribue également à renforcer la protection, en particulier celle des femmes et des enfants, qui figurent parmi les groupes les plus vulnérables du camp.

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Au-delà de l’appui matériel, cette action porte un message fort de solidarité et de compassion, surtout en cette période de fin d’année, marquée par le partage et l’attention envers les plus démunis. Elle témoigne de la volonté de Caritas Burundi de rester proche des communautés réfugiées, malgré les défis persistants liés aux déplacements forcés.

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À travers cette intervention, Caritas Burundi réaffirme son engagement à accompagner les réfugiés congolais en situation de précarité, en apportant une réponse adaptée à leurs besoins fondamentaux, tout en promouvant la dignité humaine, la justice sociale et la fraternité.

Cette action s’inscrit pleinement dans la mission de Caritas, qui œuvre, en collaboration avec ses partenaires, pour soulager la souffrance des plus vulnérables, restaurer l’espérance et soutenir durablement les communautés affectées par les crises humanitaires.


Mise à jour le Samedi, 03 Janvier 2026 07:28

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