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Cohésion sociale et réintégration : une nouvelle chance pour une mineure à Ngozi

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Le mercredi 25 mars 2026, une initiative marquante de réinsertion sociale s’est tenue sur la colline Kivoga, en commune Kiremba, dans la province de Butanyerera. Le BADEC-Caritas Ngozi y a accompagné la réintégration d’une mineure, Iteriteka Angéline, après huit mois passés à la Prison centrale pour femmes de Ngozi, sans contact avec sa famille.

Cette action s’inscrit dans le cadre du plan stratégique 2024-2030 de BADEC-Caritas Ngozi dont l’un des objectifs vise à renforcer la protection sociale et à soutenir les personnes vulnérables en situation d’urgence. La réinsertion socio-économique constitue en effet un levier essentiel pour redonner dignité et autonomie aux bénéficiaires.

Le processus de réintégration a mobilisé plusieurs acteurs. La direction de la prison a facilité la libération de la jeune fille en délivrant le billet d’élargissement. L’ONG Terres des Hommes a, quant à elle, contribué à son autonomisation en lui offrant un kit de démarrage composé d’une machine à coudre et de ses accessoires. De son côté, BADEC-Caritas Ngozi a assuré l’organisation logistique, notamment le transport et la communication, tout en impliquant la famille biologique et les autorités locales pour garantir un retour encadré et sécurisé.

La cérémonie de remise s’est déroulée au lieu-dit Kumubano, espace de rassemblement d’une Communauté Ecclésiale de Base. Parents et représentants de l’administration collinaires ont répondu présents à ce moment empreint d’émotion et d’espoir.

Dans son allocution, l’Abbé Adelin Ndayishimiye, Secrétaire exécutif du BADEC-Caritas Ngozi, a encouragé la jeune bénéficiaire à adopter un comportement responsable et à s’intégrer pleinement dans sa communauté. Il a également exhorté les autorités locales et la famille à l’accompagner dans cette nouvelle étape de vie, en veillant notamment à valoriser les compétences acquises en couture durant sa détention.

Cette réintégration illustre l’importance d’un accompagnement holistique des personnes vulnérables, combinant soutien social, encadrement communautaire et autonomisation économique. Elle témoigne aussi de la nécessité d’une synergie d’actions entre institutions publiques, organisations humanitaires et communautés locales pour bâtir une société plus inclusive et solidaire.

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L’action a été concrétisée par la signature des documents officiels de remise entre BADEC-Caritas Ngozi et la Direction de la PCF, d’une part, et par la signature du procès-verbal de remise de la mineure ITERITEKA Angéline entre BADEC-Caritas Ngozi, l’administration collinaire de Kivoga et ses parents, d’autre part.

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Nous vous invitons  à lire l'intégralité de la déclaration finale Coference  Caritas Africa Abidjan 2026 en cliquant sur le lien ici

http://www.caritas-burundi.org/images/bulletin/decla%20fin%20conf%20car%20afri%202026.pdf

Mise à jour le Mercredi, 25 Mars 2026 13:19

Bubanza : une mission stratégique pour renforcer la couverture vaccinale et lutter contre les maladies évitables par la vaccination.

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Dans le cadre de la mise en œuvre du projet visant à contribuer à l’amélioration de la couverture vaccinale et à la surveillance des maladies évitables par la vaccination (MEV) dans la province sanitaire de Bubanza, une mission de  supervision des activités a été organisée du 16 au 19 mars 2026  par Caritas Burundi  avec l’équipe du projet de BDD-Caritas Bubanza.

Cette initiative s’inscrit dans une dynamique de renforcement de l’efficacité des interventions sur le terrain. Elle vise à assurer une planification efficiente et une mise en œuvre harmonisée des activités prévues pour le septième trimestre (T7), tout en consolidant la coordination entre les différents acteurs impliqués dans le secteur de la  vaccination.

Au-delà de l’élaboration du plan opérationnel, cette mission constitue également une opportunité stratégique pour effectuer des descentes de supervision dans les centres de santé (CDS) identifiés comme prioritaires en raison de leur faible couverture vaccinale. Ces visites permettront d’analyser en profondeur les causes des contre-performances observées, d’identifier les principaux goulots d’étranglement et de proposer des mesures correctives adaptées afin d’améliorer les indicateurs de vaccination.

Les objectifs de cette mission étaient : de planifier de manière participative les activités du T7 avec l’équipe technique, d’examiner les progrès réalisés au cours du trimestre précédent (T6), d’identifier les priorités pour la nouvelle période, d’évaluer sur le terrain les causes des faibles couvertures vaccinales et de proposer des stratégies opérationnelles susceptibles de renforcer la performance du système vaccinal. La mission visait  également à consolider la collaboration entre les acteurs locaux, notamment Caritas Burundi, les agents de santé communautaires (ASC) et les  titulaires des centres de santé.

Sur le terrain, les constats révèlent toutefois des défis persistants. Dans les centres de santé de Muyebe (District de Bubanza) et de Murira (District de Mpanda), plusieurs facteurs entravent la bonne mise en œuvre des activités de vaccination. Les  titulaires des centres de santé  évoquent notamment la mobilité des familles vers d’autres localités de la province à la recherche de moyens de subsistance, entraînant ainsi des abandons dans le suivi vaccinal des enfants.

À cela s’ajoutent certaines perceptions erronées au sein des communautés vis-à-vis de la vaccination. Certains parents, constatant l’absence de maladies chez leurs enfants, interrompent prématurément le calendrier vaccinal. Par ailleurs, des considérations religieuses continuent d’influencer négativement l’adhésion à la vaccination, certains fidèles refusant les vaccins en raison de leurs croyances. Ceci se remarque surtout lors des campagnes de masse de vaccination. Face à ces défis, des initiatives sont en cours pour renforcer la sensibilisation communautaire. Les relais communautaires, formés par Caritas Burundi, intensifient leurs actions à travers des réunions locales et des visites à domicile afin d’encourager les parents à faire vacciner leurs enfants. « Nous multiplions les séances d’information pour convaincre les parents de l’importance de la vaccination », explique Oscar Manirakiza,  Président du Groupement des Agents de Santé Communautaire (GASC) au centre de santé de Muyebe.

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Cependant, d’autres contraintes subsistent, notamment le manque de personnel soignant dans certaines structures sanitaires, comme le souligne Adronis NIYONGERE Titulaire du centre de santé de Muyebe. De son côté, NDAYISENGA Evelyne, responsable du centre de santé de Murira dans le district de Mpanda, salue la collaboration avec Caritas, en particulier dans la formation des relais communautaires qui jouent un rôle clé dans la sensibilisation des populations et dans la récupération des cas d’abandons. Elle plaide néanmoins pour un renforcement des capacités du personnel infirmier, surtout lors de l’introduction de nouveaux vaccins.


Ambassade de Belgique visite les réalisations des projets du programme COHERENCE et ProHumA II financé par Caritas Belgique au Burundi

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Du 11 au 12 mars 2026, l’Ambassade de Belgique au Burundi représenté par  madame Lise Theunissen, cheffe de la coopération adjointe, accompagnée par la Caritas Belgique  a effectué une visite de terrain afin de découvrir les réalisations mises en œuvre par Caritas International Belgique en partenariat avec Caritas Burundi, ODECO-Caritas Rutana et SOPRAD-Caritas Ruyigi dans le cadre du programme  COHERENCE et  projet ProHumA II.

Cette mission de suivi s’inscrit dans la dynamique d’accompagnement des initiatives soutenues par la coopération belge au développement pour améliorer les conditions de vie des populations vulnérables et renforcer la résilience des communautés rurales.

Des initiatives concrètes au service des communautés

Au cours de la visite, la délégation a rencontré les équipes de mise en œuvre, les autorités locales ainsi que les bénéficiaires des projets. Les échanges ont permis de découvrir plusieurs activités soutenues sur le terrain, notamment le reboisement, la distribution de semences agricoles, les activités génératrices de revenus, les groupes d’épargne et de crédit communautaires ainsi que l’appui à la construction d’abris pour les ménages les plus vulnérables.

Dans le cadre des actions de protection de l’environnement, des plants agro forestiers ont été distribués aux ménages pour lutter contre l’érosion et favoriser la restauration des sols.

« Grâce aux plants d’arbres que nous avons reçus, nous avons pu reboiser 12 hectares sur 10 collines de la commune Musongati. Cela va protéger nos terres et, à l’avenir, ces arbres pourront aussi nous apporter des revenus », témoigne un bénéficiaire rencontré lors de la visite.

Les bénéficiaires ont également présenté les résultats obtenus grâce aux semences agricoles mises à leur disposition dans le cadre des projets. Ces semences améliorées contribuent à augmenter la production et à renforcer la sécurité alimentaire des ménages.

« Avant, nos récoltes étaient très faibles. Aujourd’hui, avec les semences reçues, nous produisons davantage. Nous pouvons nourrir nos familles et vendre une partie de la récolte », explique un agriculteur  bénéficiaire.

Les activités génératrices de revenus comme levier d’autonomie

Les projets soutiennent aussi la mise en place d’activités génératrices de revenus afin d’améliorer les moyens de subsistance des ménages.

Grâce à cet appui, certains bénéficiaires ont pu développer de petites activités économiques, notamment dans le commerce ou l’agriculture.

« Avec le soutien du projet, j’ai lancé une petite activité de commerce. Aujourd’hui, j’ai pu acheter et cultiver 32 ares de riz »,a raconté Florence HABONIMANA une bénéficiaire.

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La délégation a également visité des groupes communautaires d’épargne et de crédit mis en place dans les communautés. Ces groupes permettent aux membres d’épargner régulièrement et d’accéder à de petits prêts pour soutenir leurs activités économiques.

« Notre groupe d’épargne nous aide beaucoup. Nous pouvons emprunter de l’argent pour développer nos activités et améliorer nos conditions de vie », 

Dans le cadre du projet ProHumA II, certains ménages particulièrement vulnérables (rapatrié, PDI et communauté hôte) ont également bénéficié d’un appui pour la construction ou la réhabilitation de leurs habitations.

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Pour ces familles, disposer d’un logement sûr représente une étape importante vers une vie plus digne.Cette visite a permis à la délégation de constater l’impact positif des projets COHERENCE et ProHumA II sur les communautés bénéficiaires.

À travers ces initiatives, Caritas International Belgique et ses partenaires poursuivent leur engagement aux côtés des populations vulnérables afin de renforcer leur résilience et de promouvoir un développement durable et inclusif.




Caritas Burundi renforce les capacités des responsables des groupes de parole à travers une formation des formateurs sur l’approche « AVEC » Association Villageoise d’Epargne et de Crédit

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Du 9 au 12 mars à Gitega chez les Sœur Bene Tereziya, Caritas Burundi a organisé une formation des formateurs destinée aux responsables des groupes de parole issus de différentes zones d’intervention du projet « Santé mentale pour la paix et le développement durable au Burundi – NI ABACU », L’objectif de cet atelier était de renforcer les capacités des responsables des groupes de parole sur l’approche AVEC afin qu’ils puissent encadrer, accompagner et superviser la mise en place et le fonctionnement des groupes d’épargne et de crédit au niveau communautaire.

 Cette formation s’inscrit dans la volonté de doter les animateurs communautaires d’outils pratiques leur permettant de mieux encadrer les groupes de parole et d’accompagner efficacement les personnes confrontées à des difficultés psychosociales, souvent liées aux traumatismes, aux conflits ou aux conditions de vie précaires.

Durant les sessions de formation, les participants ont été familiarisés avec les principes fondamentaux de l’approche « Avec », Maîtriser les étapes de mise en place d’un groupe AVEC ; comprendre les principes et valeurs de l’approche AVEC ; acquérir les compétences nécessaires pour animer et superviser un groupe AVEC ; renforcer les capacités en gestion financière simplifiée ; Intégrer l’AVEC comme outil de résilience dans les groupes de parole.

Cette approche met l’accent sur la participation active des bénéficiaires dans des groupes AVEC et la valorisation de leurs propres ressources financières dans l’épargne communautaire et la création des actifs individuels et/ou collectifs. À travers des exercices pratiques, des échanges d’expériences et des travaux de groupe, les participants dans ces ateliers ont pu confronter la théorie et la pratique et apprendre des leçons apprises. 

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Selon les organisateurs, cette approche vise à encourager les communautés à devenir actrices de leur propre changement en identifiant collectivement les défis auxquels elles font face et en recherchant ensemble des solutions adaptées à leur réalité.

Au terme de l’atelier, plusieurs résultats significatifs ont été enregistrés. Les participants ont unanimement salué la pertinence et l’importance de cette formation, soulignant qu’elle leur permettra de renforcer la qualité de l’accompagnement des membres de leurs groupes, notamment dans la mise en œuvre des activités d’épargne et de crédit communautaire de la manière correcte.

Les responsables formés maîtrisent désormais le cycle complet de l’approche AVEC (Associations Villageoises d’Épargne et de Crédit), depuis la mobilisation des membres jusqu’à la gestion des réunions, la tenue des registres et le partage des fonds. Cette maîtrise constitue un atout majeur pour assurer le bon fonctionnement et la durabilité des groupes.

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Par ailleurs, des plans d’action concrets ont été élaborés par les participants afin de faciliter la mise en place et l’animation de nouvelles AVEC dans leurs communautés respectives. Les participants ont également renforcé leurs capacités pédagogiques, ce qui leur permettra de former à leur tour d’autres membres et d’élargir la diffusion de l’approche AVEC au sein des communautés bénéficiaires.

Enfin, un mécanisme de suivi et d’accompagnement a été défini afin d’assurer un encadrement continu des groupes, garantir la bonne application des compétences acquises et favoriser la pérennité des initiatives mises en place.

À travers le projet NI ABACU, Caritas Burundi entend contribuer à la promotion du bien-être mental et la cohésion sociale et le développement durable de la paix au Burundi à travers la réinsertion socioéconomique des personnes stabilisées grâce à l’accompagnement de proximité et de façon personnalisé.

Ainsi l’approche AVEC sera considérée comme mécanisme complémentaire de solidarité financière et de résilience économique au sein des membres de groupes de paroles.

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