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Nous vous invitons  à lire l'intégralité de la déclaration finale Coference  Caritas Africa Abidjan 2026 en cliquant sur le lien ici

http://www.caritas-burundi.org/images/bulletin/decla%20fin%20conf%20car%20afri%202026.pdf

Mise à jour le Mercredi, 25 Mars 2026 13:19

Bubanza : une mission stratégique pour renforcer la couverture vaccinale et lutter contre les maladies évitables par la vaccination.

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Dans le cadre de la mise en œuvre du projet visant à contribuer à l’amélioration de la couverture vaccinale et à la surveillance des maladies évitables par la vaccination (MEV) dans la province sanitaire de Bubanza, une mission de  supervision des activités a été organisée du 16 au 19 mars 2026  par Caritas Burundi  avec l’équipe du projet de BDD-Caritas Bubanza.

Cette initiative s’inscrit dans une dynamique de renforcement de l’efficacité des interventions sur le terrain. Elle vise à assurer une planification efficiente et une mise en œuvre harmonisée des activités prévues pour le septième trimestre (T7), tout en consolidant la coordination entre les différents acteurs impliqués dans le secteur de la  vaccination.

Au-delà de l’élaboration du plan opérationnel, cette mission constitue également une opportunité stratégique pour effectuer des descentes de supervision dans les centres de santé (CDS) identifiés comme prioritaires en raison de leur faible couverture vaccinale. Ces visites permettront d’analyser en profondeur les causes des contre-performances observées, d’identifier les principaux goulots d’étranglement et de proposer des mesures correctives adaptées afin d’améliorer les indicateurs de vaccination.

Les objectifs de cette mission étaient : de planifier de manière participative les activités du T7 avec l’équipe technique, d’examiner les progrès réalisés au cours du trimestre précédent (T6), d’identifier les priorités pour la nouvelle période, d’évaluer sur le terrain les causes des faibles couvertures vaccinales et de proposer des stratégies opérationnelles susceptibles de renforcer la performance du système vaccinal. La mission visait  également à consolider la collaboration entre les acteurs locaux, notamment Caritas Burundi, les agents de santé communautaires (ASC) et les  titulaires des centres de santé.

Sur le terrain, les constats révèlent toutefois des défis persistants. Dans les centres de santé de Muyebe (District de Bubanza) et de Murira (District de Mpanda), plusieurs facteurs entravent la bonne mise en œuvre des activités de vaccination. Les  titulaires des centres de santé  évoquent notamment la mobilité des familles vers d’autres localités de la province à la recherche de moyens de subsistance, entraînant ainsi des abandons dans le suivi vaccinal des enfants.

À cela s’ajoutent certaines perceptions erronées au sein des communautés vis-à-vis de la vaccination. Certains parents, constatant l’absence de maladies chez leurs enfants, interrompent prématurément le calendrier vaccinal. Par ailleurs, des considérations religieuses continuent d’influencer négativement l’adhésion à la vaccination, certains fidèles refusant les vaccins en raison de leurs croyances. Ceci se remarque surtout lors des campagnes de masse de vaccination. Face à ces défis, des initiatives sont en cours pour renforcer la sensibilisation communautaire. Les relais communautaires, formés par Caritas Burundi, intensifient leurs actions à travers des réunions locales et des visites à domicile afin d’encourager les parents à faire vacciner leurs enfants. « Nous multiplions les séances d’information pour convaincre les parents de l’importance de la vaccination », explique Oscar Manirakiza,  Président du Groupement des Agents de Santé Communautaire (GASC) au centre de santé de Muyebe.

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Cependant, d’autres contraintes subsistent, notamment le manque de personnel soignant dans certaines structures sanitaires, comme le souligne Adronis NIYONGERE Titulaire du centre de santé de Muyebe. De son côté, NDAYISENGA Evelyne, responsable du centre de santé de Murira dans le district de Mpanda, salue la collaboration avec Caritas, en particulier dans la formation des relais communautaires qui jouent un rôle clé dans la sensibilisation des populations et dans la récupération des cas d’abandons. Elle plaide néanmoins pour un renforcement des capacités du personnel infirmier, surtout lors de l’introduction de nouveaux vaccins.


Ambassade de Belgique visite les réalisations des projets du programme COHERENCE et ProHumA II financé par Caritas Belgique au Burundi

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Du 11 au 12 mars 2026, l’Ambassade de Belgique au Burundi représenté par  madame Lise Theunissen, cheffe de la coopération adjointe, accompagnée par la Caritas Belgique  a effectué une visite de terrain afin de découvrir les réalisations mises en œuvre par Caritas International Belgique en partenariat avec Caritas Burundi, ODECO-Caritas Rutana et SOPRAD-Caritas Ruyigi dans le cadre du programme  COHERENCE et  projet ProHumA II.

Cette mission de suivi s’inscrit dans la dynamique d’accompagnement des initiatives soutenues par la coopération belge au développement pour améliorer les conditions de vie des populations vulnérables et renforcer la résilience des communautés rurales.

Des initiatives concrètes au service des communautés

Au cours de la visite, la délégation a rencontré les équipes de mise en œuvre, les autorités locales ainsi que les bénéficiaires des projets. Les échanges ont permis de découvrir plusieurs activités soutenues sur le terrain, notamment le reboisement, la distribution de semences agricoles, les activités génératrices de revenus, les groupes d’épargne et de crédit communautaires ainsi que l’appui à la construction d’abris pour les ménages les plus vulnérables.

Dans le cadre des actions de protection de l’environnement, des plants agro forestiers ont été distribués aux ménages pour lutter contre l’érosion et favoriser la restauration des sols.

« Grâce aux plants d’arbres que nous avons reçus, nous avons pu reboiser 12 hectares sur 10 collines de la commune Musongati. Cela va protéger nos terres et, à l’avenir, ces arbres pourront aussi nous apporter des revenus », témoigne un bénéficiaire rencontré lors de la visite.

Les bénéficiaires ont également présenté les résultats obtenus grâce aux semences agricoles mises à leur disposition dans le cadre des projets. Ces semences améliorées contribuent à augmenter la production et à renforcer la sécurité alimentaire des ménages.

« Avant, nos récoltes étaient très faibles. Aujourd’hui, avec les semences reçues, nous produisons davantage. Nous pouvons nourrir nos familles et vendre une partie de la récolte », explique un agriculteur  bénéficiaire.

Les activités génératrices de revenus comme levier d’autonomie

Les projets soutiennent aussi la mise en place d’activités génératrices de revenus afin d’améliorer les moyens de subsistance des ménages.

Grâce à cet appui, certains bénéficiaires ont pu développer de petites activités économiques, notamment dans le commerce ou l’agriculture.

« Avec le soutien du projet, j’ai lancé une petite activité de commerce. Aujourd’hui, j’ai pu acheter et cultiver 32 ares de riz »,a raconté Florence HABONIMANA une bénéficiaire.

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La délégation a également visité des groupes communautaires d’épargne et de crédit mis en place dans les communautés. Ces groupes permettent aux membres d’épargner régulièrement et d’accéder à de petits prêts pour soutenir leurs activités économiques.

« Notre groupe d’épargne nous aide beaucoup. Nous pouvons emprunter de l’argent pour développer nos activités et améliorer nos conditions de vie », 

Dans le cadre du projet ProHumA II, certains ménages particulièrement vulnérables (rapatrié, PDI et communauté hôte) ont également bénéficié d’un appui pour la construction ou la réhabilitation de leurs habitations.

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Pour ces familles, disposer d’un logement sûr représente une étape importante vers une vie plus digne.Cette visite a permis à la délégation de constater l’impact positif des projets COHERENCE et ProHumA II sur les communautés bénéficiaires.

À travers ces initiatives, Caritas International Belgique et ses partenaires poursuivent leur engagement aux côtés des populations vulnérables afin de renforcer leur résilience et de promouvoir un développement durable et inclusif.




Caritas Burundi renforce les capacités des responsables des groupes de parole à travers une formation des formateurs sur l’approche « AVEC » Association Villageoise d’Epargne et de Crédit

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Du 9 au 12 mars à Gitega chez les Sœur Bene Tereziya, Caritas Burundi a organisé une formation des formateurs destinée aux responsables des groupes de parole issus de différentes zones d’intervention du projet « Santé mentale pour la paix et le développement durable au Burundi – NI ABACU », L’objectif de cet atelier était de renforcer les capacités des responsables des groupes de parole sur l’approche AVEC afin qu’ils puissent encadrer, accompagner et superviser la mise en place et le fonctionnement des groupes d’épargne et de crédit au niveau communautaire.

 Cette formation s’inscrit dans la volonté de doter les animateurs communautaires d’outils pratiques leur permettant de mieux encadrer les groupes de parole et d’accompagner efficacement les personnes confrontées à des difficultés psychosociales, souvent liées aux traumatismes, aux conflits ou aux conditions de vie précaires.

Durant les sessions de formation, les participants ont été familiarisés avec les principes fondamentaux de l’approche « Avec », Maîtriser les étapes de mise en place d’un groupe AVEC ; comprendre les principes et valeurs de l’approche AVEC ; acquérir les compétences nécessaires pour animer et superviser un groupe AVEC ; renforcer les capacités en gestion financière simplifiée ; Intégrer l’AVEC comme outil de résilience dans les groupes de parole.

Cette approche met l’accent sur la participation active des bénéficiaires dans des groupes AVEC et la valorisation de leurs propres ressources financières dans l’épargne communautaire et la création des actifs individuels et/ou collectifs. À travers des exercices pratiques, des échanges d’expériences et des travaux de groupe, les participants dans ces ateliers ont pu confronter la théorie et la pratique et apprendre des leçons apprises. 

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Selon les organisateurs, cette approche vise à encourager les communautés à devenir actrices de leur propre changement en identifiant collectivement les défis auxquels elles font face et en recherchant ensemble des solutions adaptées à leur réalité.

Au terme de l’atelier, plusieurs résultats significatifs ont été enregistrés. Les participants ont unanimement salué la pertinence et l’importance de cette formation, soulignant qu’elle leur permettra de renforcer la qualité de l’accompagnement des membres de leurs groupes, notamment dans la mise en œuvre des activités d’épargne et de crédit communautaire de la manière correcte.

Les responsables formés maîtrisent désormais le cycle complet de l’approche AVEC (Associations Villageoises d’Épargne et de Crédit), depuis la mobilisation des membres jusqu’à la gestion des réunions, la tenue des registres et le partage des fonds. Cette maîtrise constitue un atout majeur pour assurer le bon fonctionnement et la durabilité des groupes.

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Par ailleurs, des plans d’action concrets ont été élaborés par les participants afin de faciliter la mise en place et l’animation de nouvelles AVEC dans leurs communautés respectives. Les participants ont également renforcé leurs capacités pédagogiques, ce qui leur permettra de former à leur tour d’autres membres et d’élargir la diffusion de l’approche AVEC au sein des communautés bénéficiaires.

Enfin, un mécanisme de suivi et d’accompagnement a été défini afin d’assurer un encadrement continu des groupes, garantir la bonne application des compétences acquises et favoriser la pérennité des initiatives mises en place.

À travers le projet NI ABACU, Caritas Burundi entend contribuer à la promotion du bien-être mental et la cohésion sociale et le développement durable de la paix au Burundi à travers la réinsertion socioéconomique des personnes stabilisées grâce à l’accompagnement de proximité et de façon personnalisé.

Ainsi l’approche AVEC sera considérée comme mécanisme complémentaire de solidarité financière et de résilience économique au sein des membres de groupes de paroles.

Caritas Burundi renforce les capacités de ses partenaires sur le mécanisme de gestion des plaintes dans le cadre du projet (se) Protéger contre les violences (PROTECTRICE en sigle).

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Du 10 au 11 mars 2026, Caritas Burundi a organisé un atelier de renforcement des capacités sur les mécanismes de gestion des plaintes dans le cadre du projet PROTECTRICE financé par Caritas Belgique

L’atelier a rassemblé les secrétaires exécutifs des Caritas diocésaines partenaires, notamment SOPRAD Caritas Ruyigi, ODECO-Caritas Rutana et ODEDIM Caritas Muyinga, ainsi que les équipes techniques engagées dans la mise en œuvre des activités de protection communautaire.

L’objectif principal de cette rencontre était de renforcer les capacités des parties prenantes du projet sur la mise en place, la gestion et le suivi du mécanisme de gestion des plaintes, tout en garantissant un retour d’information approprié aux plaignants.

Au cours de l’atelier, les participants ont suivi plusieurs points portant notamment sur :

  • la compréhension des principes de gestion des plaintes dans le cadre du projet PROTECTRICE ;
  • l’identification des différents types de plaintes ;
  • les étapes de traitement d’une plainte : réception, enregistrement, analyse, réponse et clôture ;
  • l’application des principes de confidentialité, d’éthique et de protection des données.
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La formatrice Eliane Uwitonze Chargée du suivi évaluation redevabilité et apprentissage à la CIBe appuyée par Mr Delphin TUNGAMWESE de la Caritas Burundi a présenté les différentes procédures liées à la réception, à l’enregistrement et au traitement des plaintes.

Elle a rappelé que le mécanisme de gestion des plaintes vise à offrir aux parties prenantes un espace pour exprimer leurs insatisfactions, tout en permettant au projet d’apporter des réponses appropriées aux préoccupations soulevées.

Ce mécanisme permet également de s’assurer que les plaintes provenant des bénéficiaires ou du personnel du projet soient rapidement écoutées, analysées et traitées, afin d’identifier les causes des problèmes et de mettre en place des mesures correctives et préventives.

Les participants ont également échangé sur les rôles et responsabilités des différents acteurs dans la gestion des plaintes, en mettant l’accent sur :

  • la confidentialité ;
  • la protection des plaignants ;
  • la gestion des cas sensibles.

Des exercices pratiques et des travaux en groupes ont permis aux participants de mieux comprendre les canaux de réception des plaintes, notamment les boîtes à suggestions, les lignes téléphoniques et les relais communautaires.

Au cours des discussions, les participants ont également passé en revue certaines plaintes fréquemment exprimées par les bénéficiaires, notamment :

  • des problèmes liés à la sélection des bénéficiaires ;
  • la contestation des critères de sélection ;
  • le sentiment d’exclusion de certaines personnes vulnérables ;
  • des soupçons de favoritisme dans le choix des bénéficiaires ;
  • le retard dans la distribution de l’aide ;
  • l’insuffisance de l’aide par rapport aux besoins.
  • le manque de respect ou d’écoute envers les bénéficiaires ;
  • les cas d’exploitation ou d’abus sexuels ;
  • les actes de corruption ou les demandes d’avantages en échange de services ;
  • les cas d’intimidation.
  • des propositions visant à améliorer la qualité des activités menées sur le terrain.
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Pour Ferdinand NDARURERE, responsable des programmes à ODEDIM Caritas Muyinga, cet atelier constitue une étape importante pour améliorer la qualité des interventions : « Cet atelier nous a permis de mieux comprendre le fonctionnement du mécanisme de gestion des plaintes et l’importance de garantir aux communautés bénéficiaires un espace sûr pour exprimer leurs préoccupations. » a-t-il déclaré.

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De son côté, l’abbé Edouard ICISHAKA, secrétaire exécutif adjoint de l’ODECO Caritas Rutana, a salué les connaissances acquises au cours de cette formation. « Grâce à cette formation, nous serons mieux outillés pour écouter les bénéficiaires, traiter leurs plaintes avec professionnalisme et renforcer la confiance entre les communautés et les équipes de terrain », a-t-il souligné.Selon lui, le mécanisme de gestion des plaintes permet non seulement de résoudre les problèmes, mais aussi d’améliorer la qualité et la transparence des interventions.

Le projet PROTECTRICE vise à contribuer au renforcement de la protection des personnes les plus vulnérables. Il est mis en œuvre sur 10 collines de la commune Gisuru, de la province de Buhumuza,  10 collines de la commune Busoni dans la province de Butanyerera, ainsi que 5 collines de la commune Musongati dans la province de Burunga.


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